12ᵉ ÉDITION DU PLAN POLLUMAR : LA CÔTE D’IVOIRE RENFORCE SON DISPOSITIF DE LUTTE CONTRE LES POLLUTIONS MARINES DANS LA RÉGION DE SAN PEDRO

Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, M. Abou Bamba, a procédé, le jeudi 11 juin 2026, à l’Université de San Pedro, au lancement officiel de la 12ᵉ édition de l’exercice annuel du Plan d’urgence national de lutte contre les pollutions accidentelles en mer, en lagune et dans les zones côtières (Plan POLLUMAR).

Organisé par le Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL), cet exercice constitue un dispositif stratégique de référence permettant de tester et de renforcer les capacités nationales de préparation, de coordination et d’intervention face aux déversements accidentels d’hydrocarbures ou de substances chimiques dans les espaces marins, lagunaires et côtiers, conformément aux engagements internationaux de la Côte d’Ivoire, notamment ceux découlant de la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (OPRC 1990).

Placée sous le thème : « Responsabilité civile et indemnisation des dommages dus à une pollution marine transfrontalière de niveau 3 par les hydrocarbures dans la zone maritime Ouest de la Côte d’Ivoire », cette édition s’inscrit dans la dynamique de la Quinzaine Nationale de l’Environnement et du Climat (QNEC 2026), qui vise à promouvoir la protection des écosystèmes et le renforcement de la résilience environnementale.

Après Assinie, Grand-Bassam, Grand-Lahou, Jacqueville et Abidjan, la région de San Pedro accueille pour la troisième fois cet important exercice national. Dans son allocution d’ouverture, le Ministre Abou Bamba a justifié ce choix par les enjeux écologiques et économiques majeurs que représente cette partie du territoire national.

« Le choix de la région de San Pedro, avec les sites stratégiques de Tabou, Grand-Béréby et San Pedro, constitue l’un des joyaux écologiques de notre pays. Elle abrite une biodiversité exceptionnelle composée d’aires marines protégées, de mangroves, de zones humides d’importance écologique, de sites de ponte des tortues marines et de nombreuses espèces végétales et animales inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. » a-t-il indiqué

Cette 12ᵉ édition du Plan POLLUMAR réunit douze pays du Golfe de Guinée ainsi que plusieurs experts internationaux du projet GI WACAF (Global Initiative for West, Central and Southern Africa), programme de coopération entre l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et l’Association mondiale de l’industrie pétrolière et gazière pour les questions environnementales et sociales (IPIECA).

Intervenant à cette occasion, la Coordinatrice du projet GI WACAF, Marine Laigle, a salué l’initiative du CIAPOL et insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour faire face aux risques de pollution maritime.

« Cette démarche de partage d’expériences est particulièrement importante, car nous le savons, les pollutions marines ne connaissent pas de frontières. Une pollution majeure peut rapidement affecter plusieurs pays voisins, avec des conséquences environnementales, économiques et sociales considérables », a-t-elle déclaré.

Elle a également rappelé que la coopération régionale, l’échange de bonnes pratiques et le renforcement des mécanismes de coordination transfrontalière demeurent au cœur des priorités de l’Organisation Maritime Internationale et du projet GI WACAF.

Source : Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique