Une collaboration africaine s’attaque à la pollution marine par le biais d’une formation au contrôle par l’État du port

Les nations africaines se sont unies pour renforcer le contrôle par l’État du port (CEP) et lutter contre la pollution plastique en mer avec le soutien du projet de partenariat GloLitter à Madagascar (9-11 juillet).

Accueillie au port d’Ehoala, une formation a réuni 10 nations africaines pour renforcer leur capacité à assurer l’application, par le biais du contrôle par l’État du port, des règles de l’annexe V de la convention MARPOL pour la prévention de la pollution par les ordures provenant des navires. Le projet GloLitter de l’OMI aide les administrations maritimes à s’attaquer à ce problème mondial.

Le contrôle par l’État du port comme catalyseur des efforts de conservation du milieu marin

Cette activité a permis à 11 officiers de contrôle par l’État du port (OCEP) d’améliorer leurs compétences grâce à des démonstrations pratiques sur le contrôle des déchets à bord des navires, conformément à l’annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL).

Le contrôle par l’État du port est essentiel pour garantir, dans les ports nationaux, la conformité des navires battant pavillon étranger avec les réglementations internationales. Les agents de contrôle par l’État du port sont habilités à inspecter les navires et à vérifier que les procédures de gestion des déchets sont bien respectées. En faisant respecter ces normes, les PSCO jouent un rôle clé dans la réduction des déchets plastiques en mer et la protection de l’environnement marin.

Redida Valisoa Erick, directeur régional des transports et de la météorologie de Madagascar, a déclaré :

« Cet atelier est un témoignage fort de l’engagement croissant de nos Etats dans la lutte contre la pollution marine due aux déchets générés par les navires, en particulier les déchets plastiques. La question qui nous réunit aujourd’hui est d’une importance capitale, car elle concerne directement la préservation de nos écosystèmes marins et la durabilité des activités maritimes. »

La formation a rassemblé des acteurs nationaux, notamment des autorités portuaires, environnementales et de la pêche. Elle était organisée par le ministère des transports et de la météorologie, l’Agence maritime, portuaire et des voies navigables (APMF) de Madagascar et le port d’Ehoala. Dix pays ont participé à l’événement : le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, le Nigéria, le Sénégal, le Togo et la République-Unie de Tanzanie.

L’annexe V de la convention MARPOL en action

Au cours d’un voyage, les navires produisent toutes sortes de déchets, qu’il s’agisse de restes de nourriture, de résidus de cargaison, d’engins de pêche perdus ou de déchets plastiques. L’annexe V de la convention MARPOL joue un rôle central dans la réduction de la quantité de déchets rejetés dans l’océan par les navires.

Plus de 150 pays se sont volontairement engagés à respecter l’annexe V, qui définit un cadre global pour lutter contre les déchets d’exploitation des navires. Parmi les principales dispositions figurent l’obligation de tenir un registre des déchets, des contrôles plus stricts dans les « zones spéciales » désignées et des réglementations spécifiques pour l’élimination des résidus de cargaison.

« L’annexe V de la convention MARPOL, sur laquelle porte cet atelier, reste l’un des principaux instruments juridiques régissant la protection de l’environnement marin. Cependant, la pleine efficacité de cet instrument dépend fortement de sa mise en œuvre – et en particulier de votre rôle, officiers de contrôle par l’État du port, en tant qu’agents chargés de faire respecter la réglementation internationale », a déclaré M. Erick.

Projet de partenariat GloLitter

Le projet GloLitter Partnerships, l’un des projets du programme OceanLitter de l’OMI, aide les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés à identifier les possibilités de prévention et de réduction des déchets plastiques marins d’origine marine.

Mis en œuvre conjointement par l’OMI et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et financé par le gouvernement norvégien, le programme soutient les objectifs de la stratégie et du plan d’action de l’OMI pour lutter contre les déchets plastiques marins provenant des navires, conformément à l’annexe V de la convention MARPOL, à la convention de Londres et au protocole de Londres, ainsi qu’aux directives volontaires de la FAO sur le marquage des engins de pêche.

GloLitter donne aux pays partenaires les connaissances et les outils nécessaires pour mener des réformes juridiques, politiques et institutionnelles dans les secteurs du transport maritime et de la pêche, en encourageant l’engagement des femmes dans les efforts de lutte contre la pollution marine par les matières plastiques.

Source : OMI