Pourquoi les ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre perdent des revenus – et comment les SOPs peuvent y remédier

Photo : M. Apampa faisant une présentation lors d’une réunion d’action collective (table ronde sur la conformité) avec des parties prenantes du secteur public, privé et de la société civile.

C’est une histoire trop familière en Afrique de l’Ouest et du Centre : des navires passent des heures, voire des jours, en rade dans l’attente d’une autorisation ; des agents réclament des « frais » non documentés ; et les usagers portuaires se retrouvent à naviguer dans un labyrinthe de procédures imprévisibles. Le coût ? Des réputations ternies, des opportunités commerciales perdues, et des millions en recettes publiques évaporées. Mais ce récit est en train d’être réécrit au Nigeria.

Et le scénario pourrait servir de modèle pour toute la région. Les Procédures Opérationnelles Standard (SOPs – Standard Operating Procedures) changent la donne. Là où les opérations portuaires étaient autrefois enveloppées d’ambiguïté, le Nigeria a introduit transparence, efficacité et responsabilité. Et les résultats sont mesurables.

Avant les réformes, les ports nigérians comptaient parmi les plus complexes à gérer. Il fallait jusqu’à 150 signatures pour libérer un navire, les compétences des différentes agences se chevauchaient, créant des goulets d’étranglement, et la corruption prospérait dans ce vide procédural. Pour les commerçants, le temps c’est de l’argent, et ce temps était régulièrement gaspillé.

Aujourd’hui, les ports nigérians fonctionnent avec un ensemble harmonisé de SOPs, approuvées par toutes les agences concernées. Celles-ci définissent, étape par étape, ce qu’un usager portuaire peut attendre, les documents requis, et les délais à respecter. Par exemple, la montée à bord d’un navire et son inspection ne doivent plus excéder 90 minutes – contre plusieurs jours auparavant. Autre exemple : le débit de conteneurs chez APM Terminals a doublé, passant de 120 à plus de 230 conteneurs par jour, grâce aux SOPs relatives à l’inspection conjointe des cargaisons.

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