Madagascar – PAPEC : Promouvoir des activités génératrices de revenus pour préserver durablement les écosystèmes côtiers
Face aux pressions croissantes exercées sur les écosystèmes côtiers et aux défis auxquels sont confrontées les communautés qui en dépendent, le Projet PAPEC ou Promotion d’Activités génératrices de revenus pour Préserver l’Environnement Côtier de la Région Boeny, mis en œuvre sur la période 2026-2029, entend réduire la dégradation des mangroves de la région de Boeny et de promouvoir sa conservation à long terme tout en améliorant les moyens de subsistance des communautés locales.
Préserver les écosystèmes tout en améliorant les conditions de vie
Les zones littorales jouent un rôle fondamental pour les riverains en assurant leur subsistance et en dynamisant l’économie locale. Toutefois, les fortes pressions subies par ces milieux mettent en péril la biodiversité comme la sécurité économique des habitants.
Dans ce contexte, le PAPEC ambitionne d’agir simultanément sur les dimensions environnementale et socio-économique. Il s’agit d’une approche intégrée qui agit simultanément sur la connaissance et la protection des mangroves, le développement de filières économiques durables, la coordination des acteurs et la valorisation des expériences et connaissances acquises.
À travers cette approche, le PAPEC entend favoriser l’émergence de solutions permettant aux communautés de vivre durablement de leurs activités tout en devenant des acteurs de la préservation des ressources naturelles.
Un projet multi-acteurs au service des communautés côtières
D’un montant total de 3,1 millions d’euros, le PAPEC est financé à hauteur de 1,5 million d’euros par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et bénéficie du cofinancement et de l’engagement de plusieurs partenaires locaux, à savoir : CNRE, IRD-TH.SM, CNRIT, ONG DELC, MNHN, MNP Baie de Baly et Asity Madagascar ainsi que la Région Boeny etla Fondation Tany Meva.
Le projet est mis en œuvre par ces co-financeurs locaux qui sont des partenaires scientifiques, institutionnels et associatifs, avec la Fondation Tany Meva agissant comme maitre d’ouvrage.
Cette mobilisation collective traduit une conviction forte : la préservation des écosystèmes côtiers et l’amélioration des conditions de vie des communautés vont de paire et nécessitent une action concertée entre institutions, organisations, acteurs scientifiques et communautés locales.
Quatre zones côtières concernées
Le PAPEC intervient dans quatre zones côtières emblématique de la Région Boeny qui présentant des enjeux importants en matière de conservation de mangroves et de développement des moyens de subsistance des communautés locales :
- La nouvelle aire protégée d’Antrema, gérée par le MNHN (Museum National d’Histoire Naturelle de Paris), dans le district de Mitsinjo ;
- Le complexe de zones humides de Mahavavy-Kinkony géré par l’association
- Asity Madagascar dans le district de Mitsinjo ;
- Le parc national de la Baie de Baly géré par MNP (Madagascar National Park, dans le district de Soalala ;
- L’aire protégée Bombetoka- Belemboka gérée par l’association DELC (Development and environmental law center), dans les districts de Mahajanga II et Marovoay.
Ces territoires constituent ainsi des espaces d’intervention privilégiés pour expérimenter et renforcer des approches conciliant conservation de la biodiversité, développement des activités économiques locales et implication des communautés.
Une ambition : faire de la conservation un levier de développement
Au-delà de la protection des mangroves et afin de pérenniser la conservation des mangroves au sein de ces quatre zones, le PAPEC porte une ambition plus large : contribuer à créer les conditions d’un développement local durable, dans lequel la conservation des ressources naturelles devient également une opportunité pour les communautés. Pour cela, le projet vise l’appui, le développement et la valorisation de filières économiques durables, notamment la pêche artisanale, la pêche aux crabes, l’apiculture, la saliculture, la culture et transformation de la soie et du raphia, la production de charbon de biomasse ainsi que le tourisme écoresponsable.
En renforçant les capacités des acteurs locaux, en développant les chaînes de valeur et en soutenant les activités génératrices de revenus, le projet entend favoriser une dynamique durable où la protection de l’environnement et l’amélioration des moyens de subsistance se renforcent mutuelle projet PAPEC s’inscrit ainsi dans une vision selon laquelle la préservation des écosystèmes côtiers ne peut être durable que si elle bénéficie également aux populations qui en dépendent.
Source : Université de Mahajanga


