Sécurité maritime : La Côte d’Ivoire prend part aux assises stratégiques du MoU d’Abuja à Libreville
Les 21 et 25 septembre 2026, la capitale gabonaise a abrité deux événements d’envergure consacrés à la sécurité maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre : la 16ᵉ réunion du Comité du Contrôle des navires par l’État du Port et la 6ᵉ Conférence Ministérielle du Mémorandum d’Entente sur le Contrôle des Navires par l’État du Port dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, communément appelé MoU d’Abuja.
La Côte d’Ivoire y a pris une part active, réaffirmant ainsi son engagement en faveur d’une gouvernance maritime rigoureuse et coordonnée. Elle était représentée à la réunion du Comité par le Colonel TOURE Oumar, Directeur de l’Inspection Technique des Navires et le Colonel N’GUESSAN Kouadio, Sous-directeur du Contrôle des navires par l’État du Port et à la Conférence Ministérielle par Monsieur SORO Bakary Daufanguy Binjamin, Directeur de Cabinet du Ministère délégué aux Affaires Maritimes et le Colonel Major KOUASSI Yao Julien, Directeur Général des Affaires Maritimes.
Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont été présidées par Monsieur Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, Ministre d’État, Ministre des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique du Gabon, en présence de Monsieur Hermann Immongault, Vice-président du gouvernement gabonais, et du Secrétaire général du MoU d’Abuja, le Capitaine Sunday Michael Umoren.
Les assises de Libreville visaient principalement à évaluer les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Contrôle par l’État du port , à examiner les enjeux maritimes actuels, à favoriser le partage d’expertise et renforcer la coopération régionale et à adopter des orientations stratégiques pour améliorer la sécurité maritime, la protection de l’environnement et la conformité des navires aux instruments de l’OMI et de l’OIT.
Étalées sur une semaine et organisées en format hybride (présentiel et visioconférence) ces rencontres ont rassemblé les délégués des 22 États membres, plusieurs organisations observatrices ainsi que des partenaires internationaux.
À l’issue des travaux, les États membres ont réaffirmé leur engagement à intensifier la coopération régionale, à garantir l’application rigoureuse des normes maritimes internationales et à œuvrer pour la sécurité, la sûreté et la protection de l’environnement marin dans les eaux côtières africaines. La prochaine réunion se tiendra à Monrovia, au Libéria, en 2027.
Notons que :
Le Contrôle par l’État du port (PSC) est un mécanisme par lequel un État inspecte les navires étrangers faisant escale dans ses ports. L’objectif : vérifier leur conformité aux instruments internationaux adoptés sous l’égide de l’Organisation maritime internationale (OMI) et de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Ces inspections couvrent des domaines essentiels tels que la sécurité de la navigation, la prévention de la pollution marine, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens de mer.
Quant au MoU d’Abuja, C’est un cadre juridique de la coopération régionale. Signé en 1999 à Abuja, au Nigéria, le MoU d’Abuja est un instrument juridique qui engage les pays de la région à élaborer et mettre en œuvre un mécanisme commun de contrôle par l’État du port. Fort de 22 États membres, représentés par leurs autorités maritimes respectives, il poursuit plusieurs objectifs :
· harmoniser le contrôle des navires étrangers dans la région ;
· éliminer les navires inférieurs aux normes ;
· garantir la sécurité et la sûreté maritimes ;
· protéger l’environnement marin contre la pollution ;
· améliorer les conditions de travail et de vie des équipages.
Source : DGAM


