Les États africains francophones mobilisés pour une transition énergétique maritime juste et durable
Les pays africains francophones se sont réunis cette semaine pour discuter d’une transition énergétique maritime durable et inclusive, à l’occasion d’un atelier sous-régional de trois jours qui s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire (6-8 octobre).
Organisé par l’Organisation maritime internationale (OMI) en collaboration avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire et le bureau du coordinateur régional de l’OMI pour l’Afrique occidentale et centrale (francophone), cet atelier a réuni 80 participants et participantes issus de 18 pays afin d’approfondir la compréhension de l’annexe VI de la Convention MARPOL et des efforts actuellement déployés par l’OMI pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant du transport maritime international.
Cet événement a permis aux personnes participantes d’examiner les défis et les opportunités liés à la décarbonisation du secteur maritime, tout en renforçant leur capacité à prendre part aux discussions de l’OMI sur les mesures réglementaires et leur mise en œuvre.
Vers une transition juste
Les discussions se sont appuyées sur la « Feuille de route de Mombasa » pour la décarbonation maritime et la transition juste en Afrique, élaborée lors d’un atelier régional (6-7 février 2025) à Mombasa, au Kenya. Ce cadre définit des mesures dans trois domaines prioritaires : la gouvernance du transport maritime durable, le développement des infrastructures maritimes et portuaires, ainsi que le développement des compétences et la création d’emplois.
« Ce que nous retiendrons tout particulièrement de cet atelier, c’est la détermination commune qui s’est exprimée tout au long de ces trois jours : celle de veiller à ce que la voix des États africains francophones soit entendue dans les débats internationaux et à ce que la transition énergétique du secteur maritime soit à la fois ambitieuse et équitable, tout en créant des opportunités pour la région », a déclaré Camille Bourgeon, responsable technique à l’OMI.
Les participants et participantes ont examiné les besoins en matière d’investissements dans les infrastructures portuaires, les chaînes d’approvisionnement en combustibles alternatifs, le capital humain et les capacités institutionnelles. Ils ont également évoqué l’importance d’une participation régionale active à l’élaboration des mesures de l’OMI, à la préparation aux exigences futures et à la saisie des nouvelles opportunités économiques.
Renforcer la coopération régionale
Cet atelier a permis aux pays d’identifier leurs besoins prioritaires, d’échanger leurs expériences et les enseignements tirés, et d’envisager des mesures concrètes pour tirer parti de la décarbonation du secteur maritime.
« Les participants ont fait part de leur volonté de poursuivre la réalisation des objectifs de la stratégie de l’OMI de 2023 en matière de GES grâce à une coopération renforcée entre les États africains francophones », a déclaré le colonel-major Julien Yao Kouassi, directeur général des affaires maritimes de la Côte d’Ivoire.
Les participants et participantes ont souligné que le renforcement de la coopération régionale et de l’action collective serait essentiel pour mener à bien une transition énergétique maritime réussie et durable.
Parmi les pays participants figuraient l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, les Comores, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée, Madagascar, le Maroc, Maurice, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Sénégal, les Seychelles, le Togo et la Tunisie.
La Commission de l’Union africaine était également représentée. Des personnes représentant la Fédération internationale des travailleurs des transports (ITF), de la Banque européenne d’investissement (BEI), de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM) et de l’association « Women in Maritime of West and Central Africa » (WIMOWCA) de Côte d’Ivoire ont apporté leur point de vue sur les défis liés à la main-d’œuvre, au financement et à la coopération régionale dans le cadre d’une transition juste.
Stratégie de l’OMI de 2023 concernant les GES
La Stratégie de l’OMI de 2023 concernant les GES représente le principal cadre mondial pour l’action climatique du secteur du transport maritime international.
Source : OMI


