Guinée : six nouvelles aires marines protégées pour couvrir un million d’hectares de sa zone marine

COP17 : à Erevan, le ministre Fassou Théa réaffirme l’engagement de la Guinée en faveur de la conservation de la biodiversité marine et de l’objectif mondial 30×30.

La Guinée renforce son engagement en faveur de la protection de la biodiversité marine. Le 26 octobre 2026, à Erevan, en Arménie, le ministre Fassou Théa a annoncé les efforts du pays pour étendre son réseau d’aires marines protégées (AMP), avec la création de six AMP couvrant un million d’hectares de sa zone marine. Cette annonce a été faite lors de la session de haut niveau IMPAC6 consacrée à l’accélération des engagements de l’Afrique de l’Ouest en faveur de l’objectif 30×30.

En marge de la COP17, cette rencontre a réuni plusieurs responsables gouvernementaux de la région, notamment les ministres du Sénégal et de la Guinée-Bissau, ainsi que le représentant de la ministre de l’Environnement de la Mauritanie.

Six aires marines protégées pour préserver la biodiversité marine

Prenant la parole lors de cette session, Fassou Théa a souligné la position stratégique de la Guinée au sein du littoral ouest-africain. Situé au cœur de la région des Rivières du Sud et à la confluence de courants marins actifs en Afrique de l’Ouest, le pays occupe une place importante dans la conservation de la biodiversité marine et côtière.

Cette situation géographique confère à la Guinée une responsabilité particulière dans la préservation des mangroves, de la flore et de la faune marines. Pour y répondre, le gouvernement guinéen s’est engagé dans l’extension de son réseau d’aires marines protégées, à travers la création de six AMP couvrant un million d’hectares de sa zone marine.

Cette démarche repose sur une concertation entre plusieurs secteurs, notamment l’environnement, la pêche, l’économie et la recherche, afin de favoriser une approche intégrée de la conservation et de la gestion des ressources marines.

La gestion et la surveillance, des enjeux prioritaires

Au-delà de la création de ces espaces protégés, le ministre a insisté sur la nécessité de garantir leur gestion effective. Il a notamment souligné les besoins de la Guinée en matière d’études préalables à la création des AMP, de gestion participative avec les communautés de pêcheurs et de surveillance pour lutter contre la pêche illégale.

« Ces aires marines ne seront utiles que si elles sont effectivement gérées. Nous avons besoin d’appui pour trois choses : les études de création, la gestion avec les communautés de pêcheurs, et la surveillance contre la pêche illégale », a déclaré Fassou Théa.

Dans cette perspective, il a lancé un appel aux partenaires présents, notamment Bloomberg Ocean Fund et Oceans 5, afin qu’ils accompagnent la Guinée dans la mise en œuvre de ses ambitions.

Vers une coopération régionale renforcée

Le ministre a également évoqué les efforts engagés avec ses homologues de la Guinée-Bissau en faveur de la gestion transfrontalière de la biodiversité et du financement de la conservation. Cette coopération vise à renforcer la protection des écosystèmes marins et côtiers au-delà des frontières nationales.

Par ailleurs, le gouvernement guinéen prépare la ratification de l’Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, connu sous le sigle BBNJ. Le texte a été transmis au Parlement. Cette démarche doit permettre au pays de contribuer également aux efforts internationaux de protection de la haute mer.

En conclusion de son intervention, Fassou Théa a exprimé la volonté de la Guinée de s’inscrire pleinement dans les processus régionaux de conservation portés de longue date par le Sénégal et la Guinée-Bissau, avec le soutien du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest.

À travers la création annoncée de six aires marines protégées couvrant un million d’hectares, la Guinée entend ainsi renforcer sa contribution à la préservation du patrimoine marin ouest-africain et à l’atteinte de l’objectif 30×30, qui vise à protéger 30 % des terres et des mers de la planète d’ici à 2030.