ACTION DE L’ÉTAT EN MER : ENJEUX ET STRATÉGIES
INTRODUCTION
Les mers et les océans couvrent plus de 70 % de la surface de la planète et jouent un rôle fondamental dans l’équilibre économique mondial. Cependant, cette vaste étendue est menacée par des actions criminelles qui constituent un obstacle pour les activités qui y sont menées. Les actes criminels, généralement dirigés contre la navigation maritime nécessitent une coopération étroite entre les autorités maritimes, les forces navales, les institutions internationales telles que l’Organisation Maritime Internationale (OMI), ainsi que les acteurs privés afin de lutter contre les menaces transnationales et d’assurer la sûreté des espaces maritimes
La menace maritime
Le 14 décembre 2023, le navire MV Ruen a été capturé par des pirates somaliens. Mais, ce n’est qu’en mars 2024 que la marine indienne a mené une opération de sauvetage de 40 heures, impliquant des commandos MARCOS largués depuis un avion C-17. Cette opération menée trois mois après la capture du vraquier MV Ruen a permis de libérer les 17 membres d’équipage et de capturer 35 pirates, qui ont ensuite été transférés en Inde pour y être jugés.
La piraterie maritime, un acte criminel parmi tant d’autres crimes maritimes, constitue un crime transnational organisé qui se manifeste par des traques, des rapines de la part de ses auteurs, par des détournements de navires, des enlèvements, des prises d’otages et des demandes de rançons. L’illustration de cet événement qui a retenu l’attention de toute la communauté maritime internationale revêt une importance capitale en raison des implications juridiques et des enjeux géoéconomiques et sécuritaires qu’il reflète.
Sur le plan juridique
Cette opération traduit la volonté de la communauté internationale de réprimer la piraterie en haute mer ou dans un lieu hors de la juridiction de tout État. Selon la convention internationale sur le droit de la mer, les États peuvent mener des opérations et saisir les navires soupçonnés de piraterie en haute mer ou dans un lieu hors de la juridiction de tout État. Énoncés dans les articles 100 à 107 de la convention, les textes établissent un régime juridique international pour la piraterie, notamment sa définition et les actions qui peuvent être entreprises pour la réprimer.
A cela s’ajoute la résolution du conseil de sécurité de l’ONU, sur la Somalie : la Résolution 2608. Elle condamne la piraterie et les vols à main armée en mer au large des côtes somaliennes, soulignant…
Lire la suite de l’article à la page 69 du 8e numéro de Maritimafrica Mag : https://maritimafrica.com/wp-content/uploads/2025/07/Maritimafrica-Mag-juillet-2025-Fr-Eng.pdf


