Atelier de capitalisation du Projet d’amélioration des conditions d’exercice de la pêche maritime au Congo : bilan et perspectives
De concert avec l’Agence Française de Développement (AFD), représentée par Martinenq Duplessis ; l’Union européenne (UE), représentée par Séverine Demerre, et le Port Autonome de Pointe-Noire, représenté par Jean-Jacques Mombo, coordonnateur du plan stratégique et de la phase d’urgence du PAPN, en présence des représentants des armements de pêche industrielle, des groupements de pêcheurs artisans, des experts de la pêche maritime, le Comité de pilotage du projet d’amélioration des conditions d’exercice de la pêche maritime et de la durabilité de sa gestion au Congo-Brazzaville, a tenu, du 26 au 28 janvier 2026, dans la salle de réunion du siège administratif du Port Autonome de Pointe-Noire, l’atelier de capitalisation dudit projet, sous l’égide de Pascal Robin Ongoka, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, et président de ce Comité.
L’histoire de la pêche maritime en République du Congo s’inscrit dorénavant avec le projet d’amélioration des conditions d’exercice de la pêche maritime et de la durabilité de sa gestion au Congo, financé par la convention de subvention signée le 15 mai 2019 entre l’Agence Française de Développement et l’État congolais, par le biais du ministère des Finances. Fruit d’un partenariat solide et initiative structurante pour moderniser et transformer durablement le secteur de la pêche maritime congolaise, ce projet, engagé depuis 2020, fait partie intégrante de l’ambitieux programme d’extension, de mise à niveau environnementale et de modernisation des infrastructures portuaires, financé, d’une part, par l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union européenne (UE), deux partenaires techniques, financiers et historiques, et, d’autre part, par le Port Autonome de Pointe-Noire sur ses fonds propres.
Les objectifs visés par ce projet étaient :
- d’améliorer les conditions d’exercice de la pêche artisanale à travers la construction d’un ouvrage permettant d’améliorer la sécurisation des débarquements ;
- de disposer d’informations fiables et actualisées concernant la flotte de pêche artisanale (le nombre de bateaux et leurs capacités, ceci pour maîtriser l’effort de pêche) ;
- de renforcer les dispositifs de surveillance à terre comme en mer ; de disposer d’une vision claire sur l’état de la ressource halieutique.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs acteurs ont été mobilisés et ont travaillé de concert avec le maître d’ouvrage, le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Cet atelier de capitalisation, qui marque donc la fin du projet, a été organisé non seulement pour faire une revue des acquis du projet et discuter des conditions de réussite pour la consolidation de ces acquis, mais aussi et surtout pour projeter le Port Autonome de Pointe-Noire dans sa dimension de hub stratégique régional.
Grand moment de réflexion et d’échange entre les différentes parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du projet, cet atelier a permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement effectif du projet en 2020. Il ressort de cette évaluation que plusieurs avancées significatives ont été enregistrées, notamment en matière de formation des acteurs d’appui à l’organisation des communautés de pêcheurs, d’amélioration des infrastructures de débarquement, dont l’appontement de la pêche artisanale déjà fonctionnel, et le port de pêche industrielle en voie de construction, dont l’achèvement des travaux et la mise en service interviendront avant la fin du premier semestre 2026, et enfin de la mise en place d’outils de suivi et de gestion durable des ressources halieutiques.
Les discussions ont également permis de mettre en lumière les défis rencontrés sur le terrain, au nombre desquels les contraintes logistiques, la nécessité de renforcer davantage les capacités techniques locales, ainsi que l’impératif d’une meilleure coordination entre les différents intervenants dans le secteur de la pêche maritime, pilier essentiel de l’économie bleue et de la sécurité alimentaire de la République du Congo.
Au-delà du bilan, cet atelier de capitalisation a été surtout l’occasion de formuler des recommandations en vue de consolider les acquis du projet et d’en assurer la pérennité. Les participants ont insisté sur l’importance de poursuivre les efforts en matière de sensibilisation pour une pêche responsable, de renforcer le cadre réglementaire et de maintenir un appui soutenu aux communautés de pêcheurs.
Les représentants des institutions publiques ont salué l’accompagnement constant de l’AFD, qui a permis de doter le secteur de la pêche maritime de moyens techniques et organisationnels nouveaux, contribuant ainsi à la professionnalisation de l’activité de la pêche maritime en République du Congo.
En somme, cet atelier a été d’une importance notoire, car il a confirmé que le projet d’amélioration des conditions d’exercice de la pêche maritime et de la durabilité de sa gestion au Congo a constitué un levier essentiel pour le développement économique des zones côtières, la préservation des écosystèmes marins et l’amélioration des conditions de vie des populations vivant de la pêche en République du Congo.
Par Antoine Dustell Mbama, Correspondant de Maritimafrica en République du Congo


