Deux bâtiments de la Marine nationale saisissent 9,6 tonnes de cocaïne au large des côtes africaines

Le lundi 22 septembre 2025, sous la direction du préfet maritime de l’Atlantique et du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Brest, deux bâtiments de la Marine Nationale ont procédé à la saisie de 9,6 tonnes de cocaïne au large de l’Afrique de l’Ouest

La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) a sollicité l’intervention de la Marine nationale afin d’exploiter un renseignement opérationnel qu’elle avait recueilli en lien avec le Maritime Analysis and Operations Centre (Narcotics) (MAOC-N), l’Office Antistupéfiants (OFAST) et la National Crime Agency (NCA) britannique.

Les équipes de visite des bâtiments déployés dans le cadre de l’opération Corymbe sont intervenues le 22 septembre 2025 en haute mer dans la zone maritime Atlantique sur un navire de pêche sans pavillon.

Conduite au large des côtes africaines, l’opération a été initiée sur la base de l’article 110 de la convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Montego Bay), et s’est conclue par la découverte de stupéfiants.

Au total, 9,6 tonnes de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à près de 519 millions d’euros[1]*, ont été saisis à bord du navire.

La parfaite coopération entre les acteurs nationaux et internationaux de la lutte contre les stupéfiants a permis d’obtenir cette saisie remarquable. Cet évènement illustre encore l’efficacité de l’action de l’Etat français en mer dans le cadre de la protection des frontières extérieures et de la lutte contre la criminalité organisée.

L’opération CORYMBE est un déploiement opérationnel par lequel la France assure sa présence dans le golfe de Guinée pour en assurer la stabilité. La protection des intérêts français dans cette zone passe en effet par la sécurisation maritime et la lutte contre la piraterie ou le trafic de stupéfiants. La présence dissuasive d’un bâtiment militaire français contribue à limiter ces activités.

L’opération CORYMBE s’inscrit dans le dispositif de soutien à l’architecture de sécurité maritime issue du processus politique de Yaoundé. À ce titre, des exercices de coopération visant à accroitre les savoir-faire des marines africaines et favoriser l’appropriation de leur propre sécurité, à l’occasion des escales ou d’exercices en mer sont régulièrement organisés. Les bâtiments de la Marine nationale équipés de leurs hélicoptères embarqués constituent une capacité de réaction sous court préavis, permettant, si nécessaire, de contribuer à la protection des intérêts français et européens.



[1] Estimation à partir du Global cocaïne report 2024 de l’ONUDC