Feuille de route pour la création d’un centre national de partage d’informations maritimes au Kenya

Le Kenya a avancé dans ses projets de création et d’opérationnalisation d’un centre national de partage d’informations maritimes (NMISC) afin de renforcer ses capacités en matière de sûreté maritime.

Un atelier de formulation de la feuille de route organisé à Mombasa (28-31 juillet 2025) a marqué une nouvelle étape dans le renforcement de l’engagement du Kenya en faveur de la coopération régionale, conformément au code de conduite de Djibouti et à l’amendement de Djeddah (DCoC/JA).

Le DCoC/JA est une initiative régionale visant à lutter contre la piraterie, les vols à main armée contre les navires et d’autres activités maritimes illicites dans l’océan Indien occidental et le golfe d’Aden.

L’atelier a réuni 15 participants issus d’agences gouvernementales clés, l’OMI apportant son expertise et son soutien techniques. Le gouvernement indien a également participé à l’atelier afin de contribuer à la déconflictualisation des efforts déployés dans le cadre du processus de mise en place du NMISC.

Dans son discours d’ouverture, M. Justus O. Nyarandi, directeur général de l’Autorité maritime du Kenya, a déclaré : « Nous allons évaluer notre situation actuelle et ce qui doit être mis en place, les agences gouvernementales nécessaires au centre et les procédures opérationnelles standard (SOP) requises afin de préparer une feuille de route claire pour rendre le Centre national de partage d’informations maritimes (NMISC) pleinement opérationnel« .

M. Kiruja Micheni, chef de projet du DCoC de l’OMI, a souligné que cette réunion inaugurale est soutenue par l’initiative« Safe Seas for Africa » (SSA), financée par l’UE. Ce projet, doté d’un budget d’un million d’euros sur 36 mois, vise à améliorer la sûreté et la sécurité maritimes dans l’océan Indien occidental en renforçant la coordination et la coopération intra-nationale, inter-agences et inter-régionale. Le Kenya, l’île Maurice et la Tanzanie sont les pays cibles pour la mise en place des NMISC dans le cadre de cette initiative.

Une plate-forme pour surveiller les menaceset y répondre

Au cours de l’atelier de quatre jours, l’équipe de l’OMI a collaboré avec les parties prenantes nationales pour

  • Évaluer les cadres institutionnels, juridiques et opérationnels actuels;
  • Identifier les domaines prioritaires pour l’assistance technique et le renforcement des capacités;
  • Explorer les mécanismes de coordination inter-agences et de partage d’informations ; et
  • élaborer une feuille de route durable et efficace pour le centre.

Une fois opérationnel, le NMISC fonctionnera comme un centre national de collecte, d’analyse et de diffusion des informations maritimes. Il permettra au Kenya de surveiller et de répondre plus efficacement aux menaces telles que la piraterie, la pêche illégale, le trafic illicite et la pollution marine, en améliorant la connaissance du domaine maritime et la coordination opérationnelle tant au niveau national que régional, conformément aux exigences de la DCoC/JA.

Des représentants des agences suivantes ont participé à l’atelier : Directorate of Immigration Services, Kenya Wildlife Service (KWS), National Police Service (NPS), National Intelligence Service (NIS), Kenya Navy (KN), Kenya Ports Authority (KPA), Kenya Maritime Authority (KMA), Kenya Revenue Authority (KRA), Kenya Fisheries Service (KFS).

Source : OMI