Le Conseil Congolais des Chargeurs adopte un budget de plus de 9 milliards de FCFA pour relever les défis de 2026
Le Conseil Congolais des Chargeurs (CCC) a tenu, le 22 novembre 2025, sa session budgétaire annuelle de son Conseil d’Administration (PCA). Placée sous l’égide de Jean Louis Osso, Président dudit Conseil, l’institution a tracé sa feuille de route financière pour l’exercice 2026. Un cap financier maintenu, misant sur la résilience malgré une conjoncture économique internationale complexe.
Au cœur des échanges de cette session budgétaire, trois affaires étaient inscrites à l’ordre du jour. Mais, c’est le volet financier qui a cristallisé les débats. En effet, à l’issue de l’examen des affaires mis en débat dont celle liée portant les aspects financiers et budgétaires, poids central de la session, les administrateurs ont adopté un budget programme arrêté en ressources à la somme de neuf milliards trois cent vingt-trois millions cent deux mille sept cent quarante quatre Francs CFA (9.323.302.744 ) et en emplois à la somme de neuf milliards quatre cent soixante cinq millions sept cent quatre vingt dix mille quatre cent cinquante cinq Francs CFA (9.465.790.455).
Ce budget a déclaré le Docteur Dominique Candide Fabrice Koumou Boulas, Directeur Général du Conseil Congolais des Chargeurs a été élaboré dans un contexte macro-économique moins reluisant, marqué par des pressions inflationnistes, les turbulences et fluctuations du fret maritime des pays en développement. Toutefois a-t-il renchéri, l’adoption de ce montant témoigne de la volonté du Conseil Congolais des Chargeurs de maintenir son rôle de levier stratégique pour les importateurs et exportateurs congolais.
Pour la gouverne, Dominique Candide Koumou Boulas a indiqué avec lucidité que ce budget programme, n’est pas qu’un simple exercice comptable. Il constitue l’outil opérationnel qui permettra au Conseil Congolais des Chargeurs, de mettre en œuvre son programme d’actions 2026, à travers les actions prioritairement définies, notamment : l’organisation de la deuxième journée nationale du Chargeur ; l’organisation de la deuxième édition du forum sur les couts et délais de passage portuaire des marchandises et corridor de transit ; la mise en place effective de l’Observatoire National des Transports ; la formation du personnel.
Ces actions prioritaires étant en phase avec les missions dévolues au Conseil Congolais des Chargeurs, ainsi qu’avec son rôle stratégique dans le développement du secteur des transports et de la logistique au Congo, le Docteur Koumou Boulas en sa qualité de manager du Conseil Congolais des Chargeurs, a pris l’engagement d’œuvrer sans relâche à l’amélioration des conditions d’exercice des chargeurs congolais et du relèvement de l’indice de performance logistique des plateformes portuaires et des corridors principaux de transit et d’opportunités, en vue de contribuer au développement et à la diversification économique du Congo Brazzaville.
Dans son allocution, Jean Louis Osso, Président du Conseil d’Administration, félicitant les administrateurs pour leur attention dans l’examen des dossiers, a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente dudit budget adopté. Son adoption en toute sérénité, est une étape cruciale pour permettre au Conseil Congolais des Chargeurs, de répondre avec efficacité aux attentes des opérateurs économiques, tout en s’adaptant aux réalités du marché. Il a ensuite indiqué que ce budget malgré les vents contraires, est le reflet de l’ambition du Conseil Congolais des Chargeurs, de demeurer un pilier de la politique de suivi et d’encadrement du trafic multimodal de marchandises, d’assistance multiforme de proximité aux chargeurs et de diversification de ses ressources. Chaque franc de ce budget, doit être investi avec pertinence pour soutenir les chargeurs a-t-il conclu.
Ce programme d’actions 2026, une fois mise en musique pourrait renforcer l’ancrage du Conseil Congolais des Chargeurs dans l’univers des importateurs et exportateurs, préserverait son image de marque, et de notoriété, assurerait sa survie et faciliterait son rayonnement.
Par Antoine Dustell Mbama, Correspondant de Maritimafrica en République du Congo


