Le gouvernement libérien dément formellement toute intention d’imposer une taxe carbone aux navires internationaux faisant escale dans ses ports
Face aux récentes informations relayées par certains médias internationaux, le Gouvernement du Libéria a tenu à clarifier officiellement sa position concernant la réglementation des émissions du transport maritime international. Dans un communiqué publié le 4 février 2026 à Monrovia, le gouvernement libérien dément formellement toute intention d’imposer une taxe carbone aux navires internationaux faisant escale dans ses ports.
Selon le gouvernement libérien, des articles parus notamment dans TradeWinds et Oracle News Daily laissaient entendre qu’un prélèvement carbone pourrait entrer en vigueur à compter du 1er mars 2026. Une information que le Libéria qualifie d’inexacte, affirmant sans ambiguïté qu’aucune taxe carbone nationale ne sera appliquée aux navires internationaux faisant escale dans les ports maritimes libériens.
Dans le communiqué, le Libéria réaffirme son soutien aux cadres juridiques internationaux établis régissant les émissions de gaz à effet de serre (GES) des navires, sous l’égide de l’Organisation maritime internationale (OMI). Il reconnaît que le transport maritime international opère à l’échelle mondiale, au-delà des frontières nationales, ce qui en fait un secteur de nature complexe. Par conséquent, la réglementation des émissions de GES du transport maritime international a, par un consensus international de longue date, été confiée exclusivement à l’OMI.
Le gouvernement libérien souligne par ailleurs que des mesures nationales unilatérales visant à réglementer ou à imposer des mécanismes fondés sur le marché pour les émissions du transport maritime international en dehors du cadre de l’OMI risquerait de compromettre la sécurité réglementaire, de fragmenter la gouvernance maritime mondiale et de perturber le commerce international.
En outre, le Gouvernement du Libéria indique qu’il continuera de collaborer avec l’OMI et d’autres pays afin de soutenir l’élaboration de mesures techniques, opérationnelles et fondées sur le marché, convenues au niveau mondial, qui soient uniformes, justes et équitables, tout en tenant compte des réalités du développement.
Par ailleurs, le gouvernement du Libéria rappelle avoir mis en place une Autorité nationale du marché du carbone chargée de coordonner la participation du pays aux marchés du carbone et aux mécanismes de financement climatique dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris, en lien avec les contributions déterminées au niveau national.
Toutefois, il précise que les émissions du transport maritime international ne sont pas incluses dans les inventaires nationaux d’émissions et ne sont pas soumises aux systèmes nationaux d’échange de quotas de carbone ni à des taxes nationales. La réglementation des émissions des navires, y compris toute future tarification du carbone ou tout mécanisme de contribution, demeure du ressort de l’Autorité maritime du Libéria, conformément aux instruments pertinents de l’OMI.


