Organisation Maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre renouvelle le mandat de Paul Adalikwu pour accélérer le transport maritime et la croissance de l’économie bleue en Afrique
Réélu à l’unanimité lors de la 19e Assemblée générale à Banjul, Dr. Paul Adalikwu prolonge son mandat à la tête de l’Organisation Maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC) pour quatre années supplémentaires. Cette reconduction stratégique intervient à un moment clé pour le secteur maritime Afrique, confronté aux enjeux de sécurité, d’intégration régionale et de compétitivité du transport maritime Afrique.
Une réélection unanime au service du secteur maritime Afrique
Réunis le 19 février 2026 en marge de la 19e Assemblée générale de l’OMAOC, les ministres des 25 États membres ont renouvelé leur confiance à Dr. Paul Adalikwu. Cette décision unanime consacre les réformes engagées depuis 2022 pour repositionner l’organisation comme acteur central de la gouvernance maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le président en exercice de l’OMAOC et ministre gambien des Transports, des Travaux publics et des Infrastructures, Ebrima Sillah, a salué un leadership ayant renforcé la place des États côtiers et pays enclavés de la région dans l’écosystème maritime mondial.
Pour le Ghana, représenté par son ministre des Transports Joseph Bukari Nikpe, la dynamique impulsée par l’OMAOC souligne le rôle stratégique du transport maritime Afrique dans la transformation des économies nationales, notamment à travers la valorisation locale des matières premières.
Sécurité maritime et performance du shipping africain : des avancées concrètes
Renforcement de l’Architecture de Yaoundé et lutte contre la piraterie
Au cours de son premier mandat, Dr. Adalikwu a consolidé la mise en œuvre de l’Architecture de Yaoundé, pilier de la coopération sécuritaire dans le golfe de Guinée. L’accent a été mis sur :
- l’application du Code ISPS,
- l’acquisition d’équipements navals,
- le partage d’informations en temps réel via le CINFOCOM,
- l’engagement des communautés côtières dans le renseignement maritime.
Ces efforts ont contribué à une baisse significative des actes de piraterie, renforçant la performance du shipping africain sur l’une des routes maritimes africaines les plus stratégiques pour le commerce mondial.
L’OMAOC a également soutenu l’adoption de cadres juridiques robustes, à l’image de la loi nigériane SPOMO, et encouragé les poursuites judiciaires contre les crimes maritimes au Nigeria et au Togo.
Intégration régionale et modernisation des infrastructures portuaires africaines
Vers une Banque régionale de développement maritime
L’un des projets structurants du mandat de Dr. Adalikwu demeure la relance de la Banque Régionale de Développement Maritime (RMDB), destinée à financer :
- la modernisation des infrastructures portuaires africaines,
- le développement du transport maritime durable,
- les investissements économie bleue Afrique.
Ce mécanisme financier vise à répondre aux défis récurrents du secteur maritime Afrique : sous-financement des ports africains, faible taux de propriété de navires et domination étrangère sur les chaînes logistiques.
Promotion du cabotage et corridors logistiques maritimes africains
Le Secrétaire général plaide pour un régime de cabotage continental favorisant les armateurs, investisseurs et professionnels africains. Cette approche s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de consolidation des corridors logistiques maritimes africains, essentiels à l’intégration commerciale intra-africaine.
Parallèlement, l’OMAOC soutient :
- la création de ports secs pour les pays enclavés,
- un Observatoire Régional des Transports,
- un Code Maritime Régional Harmonisé,
- la mise en place d’un réseau intégré de garde-côtes sous-régional.
Capital humain, partenariats internationaux et économie bleue Afrique
Consciente que la compétitivité du transport maritime Afrique repose sur les compétences, l’OMAOC a conclu un accord de 1,3 million de dollars avec l’Indonésie pour la formation de 96 marins issus des États membres.
L’organisation a également renforcé ses liens avec l’ Organisation Maritime International (OMI), à travers la signature d’un protocole d’accord axé sur la formation professionnelle, la sécurité et le développement durable maritime Afrique.
Dr. Adalikwu affirme vouloir poursuivre une stratégie fondée sur un shipping rentable et écologiquement responsable, en cohérence avec les ambitions de l’économie bleue Afrique : diversification économique, création d’emplois et valorisation durable des ressources marines, y compris dans les domaines de la pêche et aquaculture Afrique.
Vers une Organisation Maritime Africaine unifiée
Au-delà de la sous-région, le Secrétaire général ambitionne de transformer l’OMAOC en Organisation Maritime Africaine (AMO), afin d’unifier la voix du continent sur les grandes questions de gouvernance maritime mondiale.
Cette évolution renforcerait la capacité de l’Afrique à peser dans les négociations internationales sur le commerce maritime, la sécurité des routes maritimes africaines et la régulation environnementale.
Une nouvelle phase stratégique pour les ports africains et l’économie bleue
À l’heure où les ports africains cherchent à gagner en compétitivité et à s’intégrer aux chaînes logistiques mondiales, la reconduction de Dr. Paul Adalikwu ouvre un nouveau cycle d’opportunités pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Entre sécurité maritime consolidée, modernisation des infrastructures portuaires africaines, promotion du cabotage et structuration d’instruments financiers dédiés, l’OMAOC entend s’imposer comme un catalyseur de transformation du secteur maritime Afrique.
Pour les investisseurs, décideurs publics et acteurs du transport maritime Afrique, les prochaines années seront déterminantes pour faire de l’économie bleue Afrique un véritable levier de croissance durable.



