Guinée Conakry – Protection de la biodiversité marine : le ministre Fassou Théa mobilise les députés autour de l’Accord mondial « BBNJ »
Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) accélère le processus de protection de la biodiversité marine en Haute Mer. Lors d’un atelier de concertation et de sensibilisation, le ministre Fassou Théa a partagé avec la Représentation nationale les enjeux stratégiques et économiques de l’Accord BBNJ pour la République de Guinée.
Devant le Président de l’Assemblée nationale et les députés, le ministre Fassou Théa a rappelé l’immense richesse du patrimoine maritime guinéen.
Les mangroves, les estuaires et les zones côtières ne sont pas seulement des paysages à préserver, ils constituent le socle de la sécurité alimentaire, des moyens de subsistance des populations et de la résilience face au changement climatique.
« La protection de cet espace constitue à la fois un impératif environnemental, un enjeu de développement et une responsabilité envers les générations futures », a martelé le ministre. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’urgence de s’approprier l’Accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), le traité international historique pour la conservation de la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales.
Après avoir officiellement signé le traité le 9 juin 2025 à Nice, la Guinée s’apprête désormais à franchir l’étape cruciale de sa ratification parlementaire.
Le chef du département de l’Environnement a tenu à exposer de manière transparente les opportunités majeures que renferme cet accord pour les pays en développement :
- L’accès à la recherche et à la science : Le partage équitable des avantages issus des ressources génétiques marines.
- Le transfert technologique : Le renforcement des capacités et l’accès aux technologies marines avancées pour les scientifiques guinéens.
- La gouvernance internationale : Une participation active de la Guinée aux outils de gestion par zone et aux évaluations d’impact environnemental à l’échelle mondiale.
Pour le ministre, la ratification ne doit pas être un simple acte administratif, mais le point de départ d’une profonde restructuration. Elle nécessitera le renforcement du cadre juridique national, le développement de la recherche scientifique et une forte coopération avec les États de la sous-région ouest-africaine.
Rompant avec la communication de bureau, le ministre a insisté sur l’importance d’une démarche inclusive associant le droit, la science et l’écoute des populations. Pour concrétiser cette approche, une visite de terrain conjointe entre le ministère et les parlementaires est programmée pour le 30 septembre. Cette immersion permettra aux élus du peuple de confronter les textes juridiques internationaux aux dures réalités environnementales de l’espace côtier et marin guinéen.
En mobilisant directement la Représentation nationale, le gouvernement guinéen réaffirme son leadership environnemental. « La protection des océans est une responsabilité collective. La Guinée doit prendre toute sa place dans cette responsabilité, dans la concertation, la connaissance scientifique, la rigueur juridique et la défense de l’intérêt national », a conclu M. Fassou Théa, saluant l’adhésion et le dialogue constructif amorcé avec les députés et la société civile.
Service Communication et des Relations Publiques MEDD


