Communiqué de Presse – L’OIM et les autorités Malagasy testent la réponse de Madagascar face à la migration maritime irrégulière à travers un exercice de simulation à Mahajanga

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec les autorités nationales de Madagascar, a ouvert aujourd’hui un exercice de simulation (SIMEX) de trois jours à Mahajanga visant à tester les capacités institutionnelles et opérationnelles du pays à répondre aux incidents de migration maritime irrégulière. L’exercice mobilise treize institutions nationales dans le cadre d’une évaluation de la coordination interinstitutionnelle ainsi que des capacités de recherche et de sauvetage, de sécurité maritime et de réponse humanitaire.

Le littoral nord-ouest de Madagascar, qui s’étend sur plus de 1 950 kilomètres, constitue l’une des frontières maritimes les plus stratégiques et les plus exposées du pays. La migration irrégulière, la traite des personnes et les traversées maritimes non réglementées y représentent des défis persistants. Répondre efficacement à ces enjeux nécessite une coordination étroite entre plusieurs institutions, appelées à intervenir dans des contextes souvent marqués par une forte pression opérationnelle et des informations incomplètes – précisément les conditions que cet exercice vise à reproduire.

« Cet exercice nous permet d’évaluer, en pratique, dans quelle mesure les institutions malagasy peuvent coordonner leurs actions lorsqu’un incident maritime survient. Ce type d’exercice est essentiel : il montre ce qui fonctionne et où un soutien supplémentaire est nécessaire, bien avant qu’une situation réelle ne mette cette réponse à l’épreuve. Équipements, formations et systèmes numériques renforcent chacun une partie de la réponse aux frontières de Madagascar. Cet exercice est l’occasion de les voir fonctionner ensemble. » Roger Charles Evina, Chief of Mission, IOM Madagascar.

« Pour les institutions en première ligne dans la gestion des frontières maritimes de Madagascar, un exercice comme celui-ci est inestimable. Il nous permet de tester nos procédures de coordination dans des conditions réalistes, aux côtés des partenaires avec lesquels nous interviendrions en cas d’incident réel. Les enseignements tirés de ces trois jours renforceront directement notre capacité de réponse lorsqu’une situation réelle l’exigera. » RAKOTOMANGA Hantra Julien, Directeur des Opérations en Mer, Agence Portuaire, Maritime et Fluviale (APMF).

L’exercice suit un format structuré sur trois jours. La première journée est consacrée aux séances de briefing et à la préparation des institutions participantes. La deuxième journée comprend un exercice de simulation mené simultanément au poste de commandement et sur le terrain, au port de Mahajanga et dans la baie de Bombetoka, afin de tester les opérations de recherche et de sauvetage, la réponse en matière de sécurité maritime ainsi que la coordination interinstitutionnelle en temps réel. La troisième journée est dédiée au débriefing et à l’évaluation post-action, permettant aux institutions participantes de tirer les enseignements de l’exercice et de renforcer leurs procédures de réponse pour l’avenir.

Cet exercice s’inscrit dans le cadre du projet « Créer des frontières plus intelligentes: améliorer les voies de mobilité régulière et sûre, la connectivité et l’intégration en Afrique grâce à la numérisation », une initiative de 3 millions de dollars américains financée par le Gouvernement du Japon et mise en œuvre par l’OIM dans quatre pays : l’Éthiopie, le Rwanda, la Côte d’Ivoire et Madagascar. Le projet contribue à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ainsi que du Protocole sur la libre circulation des personnes.

À Madagascar, cet exercice constitue l’aboutissement d’une série d’actions mises en œuvre dans le cadre du projet. En avril 2026, I’OIM a remis des équipements spécialisés à la Brigade canine des Douanes et organisé une formation de formateurs sur la gestion intégrée des frontières et l’analyse des données à l’intention des agents de gestion frontalière déployés aux principaux points d’entrée du pays. En mai 2026, I’OIM a étendu, pour la première fois, les systèmes numériques de gestion des frontières au domaine maritime de Madagascar en remettant des kits mobiles MIDAS au Ministère de la Sécurité publique pour leur déploiement au port de Mahajanga. Cet exercice constitue la première mise en situation opérationnelle de l’ensemble de ces investissements, en réunissant les agents formés, les équipements fournis et les systèmes numériques dans une réponse coordonnée unique.

L’OIM exprime sa profonde gratitude au Gouvernement du Japon, dont le soutien financier rend possible la mise en œuvre du projet « Créer des frontières plus intelligentes » ainsi que l’organisation d’exercices tels que celui-ci.

Note aux rédacteurs

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est la principale organisation intergouvernementale dans le domaine des migrations. Elle œuvre selon le principe selon lequel des migrations sûres, ordonnées et régulières profitent aux migrants comme aux sociétés. En tant qu’Agence des Nations Unies pour les migrations, l’OIM collabore avec ses partenaires afin de relever les défis opérationnels croissants liés aux migrations, d’améliorer la compréhension des questions migratoires, de promouvoir le développement socio-économique grâce à la migration et de préserver la dignité ainsi que le bien-être des migrants.

Présente à Madagascar depuis 2014, l’OIM travaille en étroite collaboration avec le Gouvernement de Madagascar et ses partenaires pour relever les défis liés aux migrations, notamment les déplacements induits par le changement climatique, la lutte contre la traite des personnes, la protection des migrants et le renforcement de la gestion intégrée des frontières.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de l’OIM www.iom.int.