Le Secrétaire général de l’OMAOC, Dr Paul Adalikwu appelle l’Afrique à financer son avenir maritime

À l’ouverture de la première édition de la Blue Africa Conference and Exhibition (BACE), qui s’est tenue les 13 et 14 août 2026 à Lagos, le Secrétaire général de l’Organisation Maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), Dr Paul Adalikwu, a lancé un appel fort en faveur d’une Afrique plus souveraine dans le secteur maritime.

À l’ouverture de la première édition de la Blue Africa Conference and Exhibition (BACE), qui s’est tenue les 13 et 14 août 2026 à Lagos, le Secrétaire général de l’Organisation Maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), Dr Paul Adalikwu, a lancé un appel fort en faveur d’une Afrique plus souveraine dans le secteur maritime.

Une richesse maritime encore peu maîtrisée

Le Dr Adalikwu a rappelé que l’Afrique possède plus de 30 000 kilomètres de côtes, d’importantes ressources halieutiques, des routes commerciales stratégiques et un fort potentiel dans les énergies offshore. Malgré ces atouts, une grande partie de la valeur créée par les activités maritimes profite encore à des acteurs étrangers, notamment dans les domaines de la propriété des navires, du financement, des assurances et des technologies.

Selon lui, le continent doit désormais passer d’une économie maritime dépendante à une véritable puissance maritime africaine.

Une Banque Maritime de l’Afrique en projet

L’un des principaux temps forts de son discours a été la proposition de créer une Banque Maritime de l’Afrique. Cette institution aurait pour mission de financer les secteurs clés de l’économie bleue, notamment :

  • les ports et les infrastructures logistiques ;
  • les flottes de navigation africaines ;
  • les chantiers navals ;
  • la pêche et l’aquaculture ;
  • les énergies renouvelables offshore ;
  • les technologies et la sécurité maritime.

« Aucune transformation maritime n’est possible sans financement », a souligné le Secrétaire général, estimant que l’Afrique doit être capable de financer elle-même son développement maritime.

Miser sur les corridors et les compétences

Le Dr Adalikwu a également insisté sur la nécessité de mieux connecter les ports africains à leur arrière-pays grâce à des corridors ferroviaires, routiers et douaniers performants, en cohérence avec les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Il a enfin appelé les gouvernements à investir davantage dans la formation des marins, ingénieurs, scientifiques, juristes et spécialistes des technologies maritimes, affirmant que la jeunesse constitue la première infrastructure de l’Afrique.

Un appel à l’action

En clôture de son intervention, le Dr Paul Adalikwu a invité les États, le secteur privé et les partenaires financiers à transformer les engagements en actions concrètes, autour d’une coopération maritime renforcée et de projets capables d’accélérer le développement de l’économie bleue africaine.