Lutte contre la pollution marine : Ouverture de l’atelier sous-régional sur l’indemnisation des pollutions marines et lancement du Plan POLLUMAR 2026
En prélude à la Journée Mondiale des Océans et dans le cadre de la Quinzaine Nationale de l’Environnement et du Climat 2026, Abidjan abrite un atelier de haut niveau destiné à renforcer les capacités face aux risques de pollution par les hydrocarbures.
Soixante experts nationaux et internationaux sont réunis à Abidjan, du 8 au 9 juin 2026, pour un atelier sous-régional sur le traitement des demandes d’indemnisation suite à des pollutions par hydrocarbures. Organisée par le CIAPOL avec l’appui de l’OMI et du projet GIWACAF, cette rencontre prépare la 12ème édition de l’exercice Plan POLLUMAR, qui se tiendra du 11 au 13 juin dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire.
Cet événement renforce la coopération régionale et les capacités de réponse face aux risques maritimes. C’est M. Parfait Kouadio, représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, Abou Bamba, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui a débuté la veille.
Pour le Professeur Bernard Ossey Yapo, Directeur du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL), l’édition 2026 du Plan POLLUMAR franchit un nouveau cap. L’événement bénéficie cette année de la participation active de délégations des pays frères du Golfe de Guinée et des experts du projet GIWACAF (Initiative Mondiale pour l’Afrique Occidentale, centrale et Australe). Cette synergie internationale donne à l’exercice une envergure qui dépasse largement les frontières ivoiriennes.
Dans son allocution, le Directeur du CIAPOL a tenu à saluer cet élan de solidarité : « Je tiens à remercier les autorités des pays du Golfe de Guinée, l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et le Projet GIWACAF d’avoir répondu favorablement à l’invitation de la Côte d’Ivoire ».
Pour lui, Cet atelier préparatoire d’Abidjan s’impose ainsi comme une plateforme unique pour harmoniser les pratiques, partager les expériences et consolider la coopération régionale face aux menaces environnementales qui pèsent sur l’écosystème marin commun. La Côte d’Ivoire et ses partenaires se tiennent prêts à relever le défi de la préservation des côtes africaines.
Mme Anaïs Guillou, cheffe de projet GIWACAF, a, suant à elle, rappelé les objectifs centraux de cette rencontre à savoir renforcer les compétences des experts nationaux et sous-régionaux dans la gestion des demandes d’indemnisation. Durant ces assises, les participants s’attèleront à mieux appréhender les mécanismes internationaux, clarifier les rôles institutionnels, partager des retours d’expérience et identifier des axes d’amélioration adaptés aux contextes locaux.
Mme Guillou a exprimé son souhait de voir ces travaux « contribuer concrètement à renforcer les dispositifs nationaux, et plus largement, à améliorer la gestion des conséquences des pollutions marines. »
Le coup d’envoi officiel de l’événement a été donné par M. Parfait Kouadio, Directeur de Cabinet, représentant le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique. Ce dernier a chaleureusement accueilli les délégations venues de France, d’Angleterre et des pays du Golfe de Guinée.
« Votre présence massive traduit notre volonté politique ferme de protéger notre environnement marin commun face aux risques de pollution liés à l’intensification de nos activités portuaires, maritimes, pétrolières et du transport d’hydrocarbures », a déclaré M. Parfait Kouadio. Il a également salué le CIAPOL pour l’organisation de ces assises, ainsi que l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et le Projet GIWACAF pour leur appui technique et institutionnel constant.
Pour le représentant du Ministre de l’Environnement, cet atelier revêt une importance double. En plus de sa dimension théorique, il marque le lancement officiel des opérations de la 12ème édition du grand exercice national du Plan POLLUMAR 2026. Car cette simulation grandeur nature permettra de tester la réactivité et la coordination des forces ivoiriennes face à une urgence de pollution marine accidentelle.
Au terme de cet atelier à Abidjan et durant 3 jours à San Pedro, Grand Bereby et Tabou, des postes opérationnels y seront installés pour tester en vrai, les conditions réelles, les mécanismes de coordination, d’alerte et d’intervention rapide prévus par ce plan d’urgence.
Source : Centre Ivoirien Antipollution/CIAPOL


