Sénégal – Égypte : De nouvelles perspectives de coopération pour le développement de l’aquaculture

‎Du 12 au 16 septembre 2026, une délégation sénégalaise conduite par Madame Amy MARA, Ministre des Pêches et de l’Économie maritime, a effectué une mission en Égypte consacrée au développement de l’aquaculture et au renforcement de la coopération entre les deux pays dans ce secteur stratégique.

‎La délégation qui accompagnait Madame la Ministre était composée de M. Baba NDIAYE, Directeur de Cabinet du MPEM ; Dr Samba KA, Directeur général sortant de l’Agence Nationale de l’Aquaculture (ANA) ; M. Ibrahima DIOUF, Conseiller technique au MPEM ; et M. Samba SARR, Directeur technique de l’ANA.

‎Pour rappel, l’Égypte occupe la première place en aquaculture en Afrique, avec une production qui a atteint 1 600 000 tonnes par an.

‎Cette mission a permis de découvrir plusieurs modèles aquacoles de référence à travers des visites techniques à la Diba Triangle Fish Farm, à l’est de Port-Saïd, au WorldFish Centre d’Abassa ainsi qu’au complexe aquacole industriel de Ghalyoun, dans le gouvernorat de Kafr El Sheikh.

‎Au-delà de ces visites, la délégation a engagé des discussions avec la Société nationale de Pêche et d’Aquaculture d’Égypte (National Company for Fishery & Aquaculture – NCFA) sur les perspectives d’implantation au Sénégal d’un projet structurant d’aquaculture marine. Cette initiative pourrait contribuer à la valorisation du potentiel maritime national, au développement de nouvelles capacités de production et au renforcement de l’investissement dans le sous-secteur aquacole.

‎Dans la même dynamique, les échanges avec le WorldFish Centre ont porté sur deux axes majeurs de coopération :

  • ‎le renforcement des capacités techniques des acteurs sénégalais ;
  • l’appui à l’amélioration génétique des souches locales de tilapia du Sénégal, avec pour objectif d’améliorer durablement leurs performances zootechniques et la productivité des exploitations aquacoles.

‎Une mission qui marque une nouvelle étape dans la volonté du Sénégal de tirer profit des expériences internationales, de développer des partenariats techniques et économiques et de poser les bases d’une aquaculture moderne, compétitive et durable, capable de contribuer davantage à la souveraineté alimentaire, à la création d’emplois et au développement économique du pays.

Source : ANA